dimanche 9 mars 2014

Pierre-Antoine de Machy, le témoin méconnu au musée Lambinet de Versailles

Le musée Lambinet de Versailles présente jusqu'au 18 mai 2014 une exposition d'une cinquantaine d’œuvres du peintre Pierre-Antoine de Machy, né à Paris en 1723 et mort dans cette même ville en 1807, après y avoir passé quasiment toute sa vie. Elève de Servandoni, contemporain de Piranèse et d'Hubert Robert, académicien dès l'âge de 35 ans, exposant régulièrement au Salon, de Machy a peint de nombreuses ruines et des caprices architecturaux, mais il a surtout livré, pendant une cinquantaine d'années, des vues plus ou moins fidèles des principaux monuments de Paris : la colonnade du Louvre, la place Louis XV (place de la Concorde), la place Vendôme, le jardin des Tuileries, etc. Il a aussi peint et plus encore dessiné certains faits marquants de son époque : érections de statues, incendies, ainsi que quelques scènes révolutionnaires. Il a attaché beaucoup d'intérêt aux destructions de monuments pendant la période révolutionnaire aussi bien qu'à la fin de l'Ancien Régime. Sa carrière commencée sous Louis XV et achevée sous l'Empire ignore assez largement les événements politiques, mais parvient bien à rendre la vie du petit peuple de Paris, en particulier sur les quais de la Seine, notamment par les gouaches ou les dessins à la plume beaucoup plus vivants que les peintures à l'huile. 

http://fr.calameo.com/read/0012965777092af45d5bb

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P.-A. de Machy, Temple en ruines

vendredi 7 mars 2014

Histoire du patrimoine

L'émission de France Culture La Fabrique de l'histoire a récemment consacré une semaine à l'histoire du patrimoine. On a pu entendre successivement, dans le cadre de cette semaine, une émission sur le patrimoine urbain de Paris décrit par Olivier Mongin, une émission sur l'émergence de la notion de patrimoine industriel en France, une visite de l'école des Chartes en compagnie de son directeur Jean-Michel Leniaud et enfin un débat sur le vote de la loi sur les monuments historiques en 1913. 

http://www.franceculture.fr/emission-la-fabrique-de-l-histoire-patrimoine-14-2013-10-21

http://www.franceculture.fr/emission-la-fabrique-de-l-histoire-patrimoine-24-2013-10-22

http://www.franceculture.fr/emission-la-fabrique-de-l-histoire-patrimoine-34-2013-10-23

http://www.franceculture.fr/emission-la-fabrique-de-l-histoire-patrimoine-44-2013-10-24

jeudi 13 février 2014

André Le Nôtre

Récemment diffusée sur France Culture dans l'émission Une Vie, une œuvre, une évocation de la vie d'André Le Nôtre, à écouter pour accompagner l'exposition actuellement présentée au château de Versailles : 


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Carlo Maratta, André Le Nôtre, château de Versailles. 


dimanche 26 janvier 2014

Les églises des Trente glorieuses en Meurthe-et-Moselle

La Cité de l'architecture présente jusqu'au 31 janvier 2014, dans la salle Viollet-le-Duc, une exposition de dix églises construites en Meurthe-et-Moselle pendant les Trente glorieuses. Il s'agit surtout d'édifices construits à Nancy ou dans la banlieue nancéienne, pour faire face au développement de certains quartiers, mais il est aussi question d'églises reconstruites dans le nord ou le sud-est du département à la suite des destructions de la Deuxième Guerre mondiale. Initialement présentée en 2012 dans la Villa Majorelle de Nancy, cette exposition insiste peut-être trop peu sur les spécificités du département : il aurait été utile d'indiquer le nombre d'habitants de la Meurthe-et-Moselle et des différentes villes évoquées, et de donner quelques explications sur la sociologie du département, notamment dans le domaine religieux. Même si elle en dit par ailleurs assez peu sur la manière dont les architectes étaient recrutés, cette petite exposition est cependant plutôt bien conçue et assez richement illustrée. 

http://www.citechaillot.fr/fr/expositions/expositions_temporaires/25270-eglises_en_quete_de_modernite_en_meurthe-et-moselle_1945-1975.html

Nicolas Kasis architecte, Saint-Rémy de Baccarat, 1957

samedi 18 janvier 2014

"Archiscopie" 127, janvier 2014

Le premier numéro d'Archiscopie de 2014 vient de sortir. Au sommaire notamment, un compte-rendu de Jean-Pierre Le Dantec au sujet de deux livres récemment parus sur les relations architecturales entre le Japon et l'Occident au début du vingtième siècle ainsi que deux articles sur des œuvres récentes de Lacaton et Vassal (le Frac Nord-Pas-de-Calais à Dunkerque et la salle polyvalente Grand Sud à Lille). A noter aussi la parution récente du vingt-huitième supplément semestriel "Livres" d'Archiscopie qui recense les publications en français de la deuxième partie de l'année 2013. 

Archiscopie, n° 127, janvier 2014

samedi 4 janvier 2014

La "dorsale Est"

La Cité de l'architecture présente jusqu'au 13 janvier 2014 une exposition intitulée "La dorsale est : Faire la ville dans la métropole parisienne". On peut y voir une très grande maquette (90 m²) de la région comprise entre Aulnay-sous-Bois et Marne-la-Vallée, à cheval sur la Seine-Saint-Denis et la Seine-et-Marne. Cette maquette est peu parlante pour les visiteurs qui ne connaissent pas cette zone, mais elle est accompagnée de quelques panneaux récapitulant les principales données démographiques et économiques nécessaires à la compréhension des problèmes posées par la "dorsale". Deux films d'une demie-heure chacun expliquent par ailleurs le point de vue sur le sujet de certains habitants de ce secteur et celui de professionnels, étudiants en architecture et en urbanisme de l'école d'architecture de Marne-la-Vallée. De nombreuses photos montrent, enfin, à quel point la nature est omniprésente, même au cœur des nombreux quartiers très bétonnés de Clichy-sous-Bois par exemple. 

Le concept de "dorsale Est" élaborée par Yves Lion ne convainc pas vraiment : malgré l'enthousiasme communicatif des différents protagonistes, rien ne prouve que les communes concernées parviendront un jour à prendre une certaine autonomie par rapport à Paris et à fonctionner en symbiose pour surmonter leurs très gros problèmes socio-économiques. Mais on ne peut que saluer cette tentative de réfléchir sur une des banlieues les plus difficiles d'Île-de-France et le souhait de la Cité de l'architecture d'en présenter le résultat de manière très pédagogique. 

http://www.citechaillot.fr/fr/expositions/expositions_temporaires/25271-la_dorsale_est_faire_ville_dans_la_metropole_parisienne.html

Clichy-sous-Bois et Montfermeil

mardi 31 décembre 2013

Les chefs-d’œuvres des frères Perret au Conseil économique, social et environnemental

Le Conseil économique, social et environnemental accueille dans ses locaux du palais d'Iéna (ancien Musée des Travaux publics), une exposition de huit chefs-d’œuvres des frères Perret : l'immeuble de la rue Franklin (1903) et le théâtre des Champs-Elysées (1913), l'église du Raincy (1923), la salle Cortot (1928), le Mobilier national (1934), le palais d'Iéna (1937), l'hôtel de ville du Havre (1950) et l'église Saint-Joseph du Havre (1951). 

http://www.lecese.fr/content/auguste-perret-huit-chefs-doeuvres-architectures-du-beton-arme

L'exposition a été conçue par Joseph Abram, la scénographie étant assurée par l'agence de Rem Koolhaas. Elle est organisée en quatre parcours parallèles qu'on peut suivre l'un après l'autre ou entre lesquels on peut choisir de circuler. Les deux premiers parcours sont très cohérents et chronologiquement organisés autour des huit "chefs-d’œuvres". Ils confrontent d'un côté les projets des frères Perret et des photographies contemporaines de leur achèvement et de l'autre des maquettes, datant pour la plupart des années 2000 : la notion de chef-d’œuvre n'est pas vraiment développée, mais les huit étapes de ce double parcours permettent de bien saisir les grands principes successivement mis au point par l'agence Perret. Le troisième parcours replace succinctement cette œuvre dans l'histoire des arts de l'époque : on y découvre les manuels sur lesquels les deux frères aînés ont travaillé dans l'atelier de Julien Guadet, quelques-uns des livres achetés par Auguste Perret, ainsi que d'autres, rédigés par lui ou consacrés à son travail. Quelques lettres permettent d'évoquer ses relations avec Antoine Bourdelle, Marie Dormoy et Le Corbusier. Le dernier des quatre parcours est plus hétéroclite : on peut y voir des photos prises par les frères Perret lors de leurs voyages, photos malheureusement peu contextualisées, on peut aussi découvrir quelques objets tirés du Mobilier national et une curiosité, la barque en béton conçue par Joseph Lambot en 1848. D'autres photos prises plus récemment dans les huit édifices sélectionnés semblent intéressantes mais sont malheureusement très difficiles à consulter puisqu'elles se trouvent imprimées sur des feuilles plastifiées, dans de grands volumes très peu maniables. Quant au film tourné dans l'immeuble de la rue Franklin proposé en vidéo, il semble dépourvu d'intérêt. Malgré ces quelques restrictions, l'ensemble s'avère plutôt pertinent.