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dimanche 27 août 2017

La collection Ise et le mobilier chinois au musée Guimet


Jusqu'au 4 septembre, on peut voir au musée Guimet la collection Ise qui couvre toute l'histoire de la porcelaine chinoise à travers des pièces soigneusement sélectionnées.

http://www.guimet.fr/fr/expositions/expositions-a-venir/porcelaine-chefs-d-oeuvre-de-la-collection-ise

Intérieur de l'hôtel d'Heidelbach, René Sergent architecte, 1913.
Cette exposition ne se tient pas dans le bâtiment principal du musée Guimet mais dans le proche hôtel d'Heidelbach construit à la veille de la Première Guerre mondiale par l'architecte René Sergent (1865-1927). Intégré au musée Guimet depuis l'été 2017, ce bâtiment très bien restauré présente aussi une exposition permanente consacrée à la cérémonie du thé en Chine et au Japon ainsi qu'un très bel ensemble de mobilier chinois. 

http://www.guimet.fr/fr/pantheon-bhouddique/histoire-des-galeries-du-pantheon-bouddhique

vendredi 21 juillet 2017

L'architecture japonaise à Paris au Pavillon de l'Arsenal

Le Pavillon de l'Arsenal présente jusqu'au 24 septembre une exposition consacrée à l'architecture japonaise à Paris. Contrairement à ce que pourrait laisser penser l'affiche qui évoque la période "1867-2017", on commence véritablement le parcours avec les élèves japonais de Le Corbusier pendant les années 1930, notamment Junzô Sakakura (1901-1969), auteur du pavillon japonais de l'exposition internationale de Paris de 1937 (architecte auquel la Maison de la culture du Japon a récemment consacré une exposition). Après l'intermède de la guerre, essentiellement marqué du point de vue des relations architecturales franco-japonaises par le séjour au Japon de Charlotte Perriand, les Japonais se font discrets à Paris, revenant timidement, pendant les années 1950, dans le cadre de projets menés à Paris par l'Unesco. C'est pendant les années 1960, et surtout pendant les années 1970 et 1980 qu'on les voit participer en grand nombre aux concours pour les projets tels que le Centre Pompidou, l'Opéra Bastille ou la BNF. Dans un premier temps, ils  repartent le plus souvent bredouilles, mais forts du soutien du grand amateur du Japon qu'était Jacques Chirac, alors maire de Paris, et par ailleurs soutenus par quelques grands mécènes comme François Pinault, les architectes japonais parviennent à s'imposer, travaillant désormais aussi bien pour des commandes institutionnelles, du logement social ou des maîtres d'ouvrage privés. Ils imposent avec audace, dans leurs constructions, un mélange de rigueur, d'attention au contexte et de souci du détail. Présente depuis près d'un siècle à Paris, de plus en plus visible, l'architecture japonaise méritait bien une exposition. Celle-ci est dans l'ensemble conforme à ce que produit habituellement le Pavillon de l'Arsenal (notons cependant qu'il vaut mieux éviter de visiter les lieux quand des groupes d'enfants s'adonnent très bruyamment au sport sur un mur d'escalade qu'on a eu l'idée saugrenue d'installer en plein milieu du Pavillon de l'Arsenal). 



jeudi 15 juin 2017

Junzô Sakakura à la Maison de la culture du Japon


On peut voir jusqu'au 8 juillet 2017, à la Maison de la culture du Japon, une exposition monographique consacrée à l'architecte Junzô Sakakura, né en 1901 et mort en 1969. Initialement formé à l'histoire de l'art au Japon, J. Sakakura a travaillé pendant près de dix ans en France, tout au long des années 1930, au sein de l'atelier de Le Corbusier dont il a été l'un des premiers élèves japonais. On lui doit notamment le pavillon japonais de l'exposition des arts et des techniques de Paris en 1937, pavillon qui lui a valu d'être primé par un jury présidé par Auguste Perret. De retour au Japon à la veille de la guerre (mais alors que celle-ci avait pratiquement déjà commencé en Orient), Sakakura a organisé dans son pays une grande exposition consacrée à Léonard de Vinci, qui s'est tenue en plein milieu du conflit. Et il a aussi, à la même période, collaboré avec Charlotte Perriand à la conception d'une exposition sur l'essence de l'art japonais. Par la suite, il a beaucoup construit au Japon : des mairies, des centres commerciaux, des gares et des péages d'autoroutes ainsi que des villas et, surtout, deux des plus importants musées du Japon de l'époque. Il a donc profondément marqué de son empreinte l'histoire de l'architecture japonaise, par sa pratique mélangeant principes modernistes, pragmatisme et références à l'histoire de l'architecture et des techniques constructives ancestrales du Japon. L'exposition suit sagement la chronologie de la carrière de Sakakura, en insistant, probablement à juste titre, sur l'humanisme de sa démarche. Mais elle passe quand même très vite sur la longue période de la guerre : on apprend ainsi juste en passant que Sakakura avait apparemment accepté de livrer les plans d'une cité-modèle qui devait être construite dans la Mandchourie occupée par les troupes impériales... 

http://www.mcjp.fr/fr/la-mcjp/actualites/junzo-sakakura--une-architecture-pour-lhomme

mercredi 2 septembre 2015

"Japon, l'archipel de la maison" à la Cité de l'architecture

On peut voir à la Cité de l'architecture, jusqu'au 7 septembre, une intéressante exposition concernant la maison au Japon. Cette exposition est composée de trois parties. Dans la première, on découvre une douzaine de maisons mêlant modernisme et références traditionnelles dans le Japon de l'après-guerre. Dans la deuxième partie, c'est une trentaine de maisons récentes qui sont mises en parallèle. Dans un film d'une demie-heure, on voit enfin concrètement comme ces maisons modernes sont habitées au quotidien par leurs propriétaires. L'ensemble manque de maquettes mais montre cependant bien comment les architectes parviennent à construire de véritables "machines à habiter" dans des espaces le plus souvent très exigus et tout en s'inscrivant dans le cadre d'une tradition locale très vivace. 

http://www.citechaillot.fr/data/expositions_bc521/fiche/24661/cp_japon_larchipel_de_la_maison_3fafc.pdf

jeudi 19 mars 2015

Potrait de ville : Tokyo

La collection Potrait de ville de la revue Archiscopie s'est récemment enrichie d'un nouveau numéro consacré à Tokyo (80 pages, 20 euros). Ce numéro suit un modèle désormais bien rodé. On parcourt l'histoire architecturale de Tokyo, de sa fondation à la fin du seizième siècle à nos jours, à travers son développement urbain et en s'attardant sur les principales constructions et les plus importants jardins. Il manque peut-être, pour une parfaite compréhension de cette histoire, une carte topographique de la région et quelques graphiques sur l'accroissement de la population ainsi que sur les principales activités de la mégapole et sur sa composition sociologique. Mais, par ailleurs, ce Portrait de ville s'avère tout à fait convaincant : l'iconographie est, comme d'habitude, très riche et de très bonne qualité ; quant au style, il est, ce qui est une vraie gageure, à la fois informatif et agréable à lire. Le récit de l'histoire urbaine et architecturale de la ville dresse un portrait des plus vivants de la capitale japonaise qui est aussi la ville la plus peuplée du monde. 


Portrait de ville Tokyo

Signalons pour les amateurs de Tokyo un petit film franco-belge tiré d'un livre d'Amélie Nothomb et intitulé Tokyo fiancée qui porte un regard plein d'ironie sur un certain nombre de quartiers évoqués dans le Portrait de ville évoqué ci-dessus : 


samedi 18 janvier 2014

"Archiscopie" 127, janvier 2014

Le premier numéro d'Archiscopie de 2014 vient de sortir. Au sommaire notamment, un compte-rendu de Jean-Pierre Le Dantec au sujet de deux livres récemment parus sur les relations architecturales entre le Japon et l'Occident au début du vingtième siècle ainsi que deux articles sur des œuvres récentes de Lacaton et Vassal (le Frac Nord-Pas-de-Calais à Dunkerque et la salle polyvalente Grand Sud à Lille). A noter aussi la parution récente du vingt-huitième supplément semestriel "Livres" d'Archiscopie qui recense les publications en français de la deuxième partie de l'année 2013. 

Archiscopie, n° 127, janvier 2014

jeudi 16 mai 2013

Charlotte Perriand sur France Culture

L'émission biographique de France Culture Une vie, une œuvre a récemment consacré une heure à Charlotte Perriand (1903-1999), en interrogeant notamment, à son sujet, l'historien de l'architecture Jean-Louis Cohen. En lien avec l'exposition qui se déroule en ce moment à Saint-Etienne, l'émission insiste particulièrement sur l'influence reçue et exercée par Perriand au Japon.

http://www.franceculture.fr/oeuvre-charlotte-perriand-un-art-d-habiter-de-jacques-barsac.html

samedi 21 juillet 2012

Yutaka Takanashi à la Fondation Henri Cartier-Bresson

Il est toujours agréable de se rendre à la Fondation Henri Cartier-Bresson (installée dans un bel atelier d'artiste de Montparnasse des années 1920) pour y voir une des expositions qui y sont régulièrement présentées. Du 10 mai au 29 juillet 2012, ce sont deux séries du photographe japonais Yutaka Takanashi qui sont exposées. Le site Internet de la fondation laisse penser que ce photograhe s'est beaucoup intéressé à l'architecture et c'est effectivement le cas puisque le visiteur a l'occasion de voir deux séries de photographies prises à Tokyo à quinze ans d'intervalle : la première se compose de clichés en noir et blanc, essentiellement pris en extérieur pendant les années 1960, la seconde de clichés en couleur pris dans des bars à la fin des années 1970. Mais, si les photographies sont loin d'être inintéressants, on reste quand même sur sa fin : pourquoi présenter ces deux séries ? Sont-elles représentatives de l'œuvre de l'auteur ou de la photographie japonaise contemporaine ? D'une certaine appréhension de la ville ? On en sait pas beaucoup plus à la fin de la visite...

Yutaka Takanashi, Bar Toyota, 1 Tsunohazui, Shinjuku, 1965, Galerie Priska ©
Y. Takanashi, Bar Toyota, 1965. 

http://www.henricartierbresson.org/prog/PROG_expopup1a_fr.htm