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mercredi 4 octobre 2017

La bibliothèque de Caen par Rem Koolhaas

Rem Koolhaas, Bibliothèque Alexis de Tocqueville, Caen.
A découvrir en cliquant sur le lien ci-dessous, une demie-heure d'émission consacrée à la bibliothèque de Caen, construite sur des plans de Rem Koolhaas (né en 1944, Prix Pritzker en 2000) et inaugurée en 2017. Réalisée sans le concours de l'architecte néerlandais, l'émission tourne surtout autour du programme et des usages d'une bibliothèque à l'ère du numérique. 

https://www.franceculture.fr/emissions/le-genie-des-lieux/larchitecte-la-bibliotheque-et-le-21eme-siecle-rem-koolhaas-caen

jeudi 5 mars 2015

Criticat # 14

Le quatorzième numéro de la revue Criticat est récemment sorti. Le sommaire est, comme d'habitude, très varié tout en tournant autour d'une problématique principale, en l'occurrence l'aménagement des espaces publics. On peut lire, entre autres, dans ce numéro, un long article sur un projet de rénovation urbaine à Roubaix, une rétrospective de vingt-cinq d'aménagement des espaces publics à Lyon, une remise en cause des interventions de l'Office for metropolitan architecture de Rem Koolhaas à Rotterdam, une étude de la rénovation de la place de la République à Paris et une réflexion sur l'histoire de la ville balnéaire australienne de Golden City. On peut aussi lire une anthologie de textes évoquant l'espace public et notamment des extraits du livre d'Henri Lefebvre de 1973 intitulé Vers une architecture de la jouissance. Mais l'article le plus original est probablement celui consacré par André Bideau à la place tout à fait singulière des ouvrages d'art en béton dans l'identité nationale suisse. 
   

mardi 31 décembre 2013

Les chefs-d’œuvres des frères Perret au Conseil économique, social et environnemental

Le Conseil économique, social et environnemental accueille dans ses locaux du palais d'Iéna (ancien Musée des Travaux publics), une exposition de huit chefs-d’œuvres des frères Perret : l'immeuble de la rue Franklin (1903) et le théâtre des Champs-Elysées (1913), l'église du Raincy (1923), la salle Cortot (1928), le Mobilier national (1934), le palais d'Iéna (1937), l'hôtel de ville du Havre (1950) et l'église Saint-Joseph du Havre (1951). 

http://www.lecese.fr/content/auguste-perret-huit-chefs-doeuvres-architectures-du-beton-arme

L'exposition a été conçue par Joseph Abram, la scénographie étant assurée par l'agence de Rem Koolhaas. Elle est organisée en quatre parcours parallèles qu'on peut suivre l'un après l'autre ou entre lesquels on peut choisir de circuler. Les deux premiers parcours sont très cohérents et chronologiquement organisés autour des huit "chefs-d’œuvres". Ils confrontent d'un côté les projets des frères Perret et des photographies contemporaines de leur achèvement et de l'autre des maquettes, datant pour la plupart des années 2000 : la notion de chef-d’œuvre n'est pas vraiment développée, mais les huit étapes de ce double parcours permettent de bien saisir les grands principes successivement mis au point par l'agence Perret. Le troisième parcours replace succinctement cette œuvre dans l'histoire des arts de l'époque : on y découvre les manuels sur lesquels les deux frères aînés ont travaillé dans l'atelier de Julien Guadet, quelques-uns des livres achetés par Auguste Perret, ainsi que d'autres, rédigés par lui ou consacrés à son travail. Quelques lettres permettent d'évoquer ses relations avec Antoine Bourdelle, Marie Dormoy et Le Corbusier. Le dernier des quatre parcours est plus hétéroclite : on peut y voir des photos prises par les frères Perret lors de leurs voyages, photos malheureusement peu contextualisées, on peut aussi découvrir quelques objets tirés du Mobilier national et une curiosité, la barque en béton conçue par Joseph Lambot en 1848. D'autres photos prises plus récemment dans les huit édifices sélectionnés semblent intéressantes mais sont malheureusement très difficiles à consulter puisqu'elles se trouvent imprimées sur des feuilles plastifiées, dans de grands volumes très peu maniables. Quant au film tourné dans l'immeuble de la rue Franklin proposé en vidéo, il semble dépourvu d'intérêt. Malgré ces quelques restrictions, l'ensemble s'avère plutôt pertinent.